Les rencontres d’été appelées Mariapolis

vendredi 10 octobre 2008

Depuis une quarantaine d’années, les rendez-vous annuels des « Mariapolis » ne sauraient manquer en Belgique et au Luxembourg. Petits et grands, de tout horizon et de toute culture, de conviction religieuse ou simplement à la recherche d’un ‘plus’, se retrouvent pendant plusieurs jours pour faire une authentique expérience de fraternité, dans l’esprit et le style des Focolari. Une occasion de reprendre souffle après le tourbillon de l’année, de s’entraîner à vivre des relations authentiques, de se recentrer sur « l’Essentiel ».

Certes, l’hyperbronzage ne saurait être garanti, ni le kick des sensations inouïes. Il s’agit bien plutôt d’un défi à relever ensemble : s’ouvrir à l’autre, pour l’accueillir tel qu’il est, avec sa richesse, sa diversité. Et dans la réciprocité de l’amour évangélique gratuit bien des choses sont possibles. Jésus n’a-t-il pas promis que « là où deux ou trois sont réunis en son nom, il est au milieu d’eux » ?

Au programme : 
des jeux et activités sportives à volonté, de la musique, des ateliers à thèmes, un rendez-vous d’approfondissement spirituel quotidien, des moments d’échange… 
Le tout dans une atmosphère de famille où priment la détente, la rencontre, la joie de vivre. 

A côté du camping traditionnel, qui favorise la convivialité, des chambres accueillent les participants. En tout cas, ceux qui ne sauraient participer à l’ensemble de la rencontre, peuvent venir passer une journée pour recharger leurs batteries.


Une question peut surgir : 
Pourquoi l’appellation « Mariapolis » ?

La « Mariapolis » se veut une société en miniature où règne la fraternité, où l’amour gratuit, l’Amour de Dieu comme acteur invisible mais présent, voudrait rayonner parmi les hommes. Et comme Marie au temps de Jésus (d’où le nom « Mariapolis »), des hommes peuvent par leur sens de la fraternité engendrer aujourd’hui encore spirituellement le Christ au milieu des hommes. 

Une utopie ? Un défi ? Nous optons pour le défi !

Et quelle est l’origine de ces rencontres d’été ?
Au fond, tout est né à partir de la vie, sans projet « prémédité », quand en 1949
, Chiara Lubich, la fondatrice des Focolari, accompagnée de quelques-unes de ses premières amies, part se reposer dans les Dolomites. La conjonction entre la naissance du charisme de l’unité et les dures années de guerre, a donné lieu à une vie très intense, interdisant toute trêve. Un moment de répit s’impose.
Cette région montagneuse d’Italie du Nord (Fiera di Primiero, Tonadico etc.) va constituer le creuset de ce qui deviendra la Mariapolis : un lieu où des personnes de tous âges, de toutes conditions sociales et options politiques se retrouvent pour un temps de vacances et de ressourcement. À partir de 1950, le nombre de participants devient de plus en plus nombreux. Et en 1959, la Mariapolis voit affluer en trois mois 10000 participants, venus de plusieurs pays d’Europe. Les années suivantes, les rencontres se démultiplient et vont essaimer en Italie, en Europe, en Afrique, en Asie…

Ces rencontres d’été prennent évidemment, selon les pays, les tonalités les plus diverses, mais elles ont un dénominateur commun : les participants cherchent à mettre en pratique l’Evangile, s’ils sont chrétiens, ou l’idéal de la fraternité, s’ils ont d’autres convictions. Et cela est vrai à 60 ans de distance, au-delà des grandes mutations de ces dernières décennies.

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